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 Mais laissez-moi tranquille ! [LIBRE]

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Aslan Ankara



Messages : 14
Date d'inscription : 21/09/2010
Localisation : Au fin fond des Jardins du Luxembourg... En paix.
Emploi/loisirs : Vous croyez que j'ai le temps de m'amuser ?

Feuille du personnage
Classe : Ölokoge
Situation sentimentale : Célibataire
Inventaire: Points de la classe : ? ::: Armes : ? ::: Armure : ? ::: Accessoires : ? ::: Total de points : ?


MessageSujet: Mais laissez-moi tranquille ! [LIBRE]   Jeu 11 Nov - 19:25

[Premier post, pas très reluisant je vous l'accorde... J'ai un peu honte de débuter avec ça >< Mes posts devraient s'allonger dès que j'aurais bien cerné la personnalité d'Aslan n_n]

Aslan était vraiment, mais alors vraiment en colère. Sa journée avait mal commencée. Il s’était réveillé épuisé et de mauvaise humeur après une nuit agitée, son bras droit s’étant libéré de son attelle et ayant plusieurs fois frappé le mur ; il était à présent tout bleu et noir d’ecchymoses. Le manque de sommeil avait rendu le teint d’Aslan grisâtre et ses cernes plus marqués que d’habitude ne faisaient qu’ajouter à son irritation. Il était donc peu porté à la patience et la compréhension et s’était isolé dans la bibliothèque toute la matinée, prenant des notes pour ses recherches, récoltant une migraine et des yeux piquants. Après le déjeuner, qu’il avait pris rapidement dans son compartiment, il était allé se promener dans les allées du Jardin du Luxembourg. Le soleil et les chants des oiseaux commençaient tout juste à améliorer son humeur que Paul MacMahon lui était tombé dessus.

Paul était un prétentieux de 24 ans qui visait purement et simplement à remplacer Ulrich à la tête de l’Élite. Comme la majorité des ambitieux, il était un chercheur médiocre et ne se « préoccupait » de la nature que pour monter en grade, aidé par ses amis hauts placés. Il faisait du lèche-botte à Marie Dolore, flattait continuellement Ulrich, essayait de manipuler Paol et offrait des cadeaux à Daniel. Et comme la majorité des ambitieux peu doués, il méprisait et détestait les personnes moins gradées que lui mais plus talentueuses. Donc il détestait Aslan.

Aslan qui, malgré son impolitesse et son hostilité constante, qui, malgré ses handicaps et son statut de Débutant, avait déjà reçu des compliments (dits sur le bout des lèvres, mais quand même !) de l’Élite. Qui avait inventé les formidables ÉcoSphères. Qui avait une jolie serre pleine de plantes. Qui avait déjà réimplanté quelques espèces, qui avait déjà fait des croisements, étudié le DC-01… Paul en devenait fou de jalousie et ne ratait jamais une occasion de rudoyer son rival. Cet après-midi donc, il avait bousculé Aslan en lui piquant par la même occasion une ÉcoSphère, en plein milieu de l’allée la plus empruntée. Il avait commencé à jongler avec la machine, narguant l’handicapé, soutenu par ses amis. Le Turc était resté de marbre, contenant son envie de meurtre, et avait finalement articulé posément :


« Tu devrais éviter de jouer avec cette ÉcoSphère. Elle contient une souche du DC-01 particulièrement virulente. »

À ce moment, comme un fait exprès, la sphère tomba dans les mains du pédant côté étiquette. Et ladite étiquette indiquait en effet, en rouge et en gras « Attention : DC-01. Souche active et contagieuse ! ». Paul hoqueta, pâlit, laissa tomber l’objet et s’effondra au sol, évanoui. Ses amis s’enfuirent en lançant des regards haineux et inquiets à Aslan qui se contenta de ramasser son ÉcoSphère en jetant un regard noir à son rival, allongé au sol.

« Bouffon. »

Il s’était éloigné en boitant, ignorant les regards posés sur lui, distillant de l’hostilité dans l’air ; l’événement venait d’assombrir cette belle journée. Paol, qui avait assisté à la scène, voulut lui dire quelque chose, mais un nouveau regard noir d’Aslan l’arrêta, faisant paraître sur son doux visage une expression de colère. À n’en pas douter, il allait tout rapporter à son amant, le puissant Ulrich. Aslan s’en contrefichait. Il avait besoin de se calmer, et la seule chose qui avait un effet apaisant sur lui, c’était ses expériences. L’environnement feutré du Laboratoire, les alambics, les plantes, les produits… Tout cela lui faisait le plus grand bien.

Il était maintenant dans le Laboratoire, vêtu d’une ample blouse blanche. Sa jambe paralysée reposait confortablement sur un repose-pied, et son bras droit était ceinturé d’une attelle pour limiter les dégâts ; il ne comptait plus le nombre d’accessoires de verrerie qu’il avait brisé par erreur. L’Ökologe manipulait avec précaution un erlenmeyer rempli d’un liquide bleuâtre et une ÉcoSphère ouverte contenant une pousse de pissenlit. Il versa la potion sur le terreau dans lequel grandissait la plante, vérifiant qu’aucun surplus ne substituait ; il plaça ensuite la sphère sur une étagère à hauteur d’œil pour vérifier le développement de son expérience. Tout était calme, le Laboratoire était désert à cette heure où, le soleil étant si haut dans le ciel, on préférait travailler dans les serres ou simplement se promener que de travailler entre des chauffes ballon et des alambics.

Tout d’un coup, des coups répétés se firent entendre. Aslan tourna la tête et haussa un sourcil en voyant la porte trembler au fur et à mesure que les coups se faisaient plus forts et plus impatients. Le Turc maugréa, jura, se leva. Un coup d’œil à sa sphère d’étude lui apprit qu’il n’avait rien à craindre de ce côté-là ; par contre, il avait toujours un air cireux et des cernes immenses. Tant pis… Il se dirigea en boitant vers la porte, sur laquelle on s’obstinait à tambouriner, et l’ouvrit d’un coup. Il pencha la tête juste à temps pour éviter un coup, le visiteur n’ayant pas assimilé l’ouverture de la porte. Imperturbable, sombre et peu engageant, Aslan finit par lâcher :


« Bonjour. J’espère que vous avez une bonne raison de venir me déranger en pleine expérience. Vous ne pourriez pas aller consulter l'Élite directement ? »

Zut. Il avait oublié d’être poli… … Bah, comme si c’était important. Son expérience primait sur toutes les relations humaines, réclamations gouvernementales ou dieu sait quoi. Il espérait juste que le visiteur n’était pas d’un poste trop haut placé…

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